Prévoyance TNS et prévoyance collective

Prévoyance

Sécuriser le revenu
quand le travail s’arrête.

Arrêt de travail, invalidité, décès. Le régime obligatoire indemnise peu et tard. Un contrat de prévoyance comble l’écart, à titre individuel pour le dirigeant, à titre collectif pour les salariés.

Famille réunie au domicile

Deux contrats, deux interlocuteurs

Le dirigeant souscrit pour lui-même. L’employeur met en place un régime pour ses salariés, souvent parce que sa convention collective l’y oblige.

Vous êtes travailleur non salarié

Contrat individuel. Il complète des indemnités journalières plafonnées et une pension d’invalidité calculée sur un revenu moyen. Les cotisations sont déductibles dans les limites de l’article 154 bis du CGI.

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Vous êtes employeur ou responsable RH

Régime collectif. Pour les cadres, l’employeur doit cotiser 1,50 % de la tranche 1, dont au moins 0,76 % affecté au risque décès. De nombreuses conventions collectives imposent un régime pour l’ensemble des salariés.

Étudier un régime collectif

Les trois garanties d’un contrat de prévoyance

Les indemnités journalières remplacent le revenu pendant un arrêt de travail. Elles sont versées après une franchise, souvent de 3, 7, 15, 30 ou 90 jours selon le contrat et la cause de l’arrêt.

L’invalidité prend le relais lorsque l’incapacité devient permanente. La prise en charge dépend du taux retenu et, surtout, du barème appliqué : fonctionnel ou professionnel.

Le décès déclenche le versement d’un capital aux bénéficiaires désignés, éventuellement complété d’une rente de conjoint et d’une rente éducation.

Pourquoi la prévoyance du TNS se joue sur les détails

Un travailleur non salarié qui s’arrête perçoit des indemnités journalières de son régime obligatoire, après un délai de carence, et dans la limite d’un plafond calculé sur son revenu moyen des dernières années. Pour un dirigeant dont le revenu est significatif, l’écart entre l’indemnité et le revenu réel est considérable. Le contrat de prévoyance individuel a pour objet de combler cet écart.

Forfaitaire ou indemnitaire

C’est le point le plus important, et le plus souvent négligé. En forfaitaire, l’assureur verse le montant prévu au contrat, quelle que soit votre perte de revenu réelle. En indemnitaire, il ne comble que la perte effectivement constatée, après déduction de ce que versent votre régime obligatoire et vos autres contrats. Un dirigeant qui cumule plusieurs couvertures indemnitaires peut découvrir, au moment du sinistre, qu’il ne perçoit qu’une fraction de ce qu’il croyait avoir souscrit.

La franchise

La franchise est le nombre de jours d’arrêt avant le premier versement. Elle varie selon la cause : accident, maladie, hospitalisation. Une franchise courte coûte plus cher. Le bon réglage dépend de votre trésorerie et de la durée pendant laquelle votre entreprise peut fonctionner sans vous.

Les affections non objectivables

Les troubles du dos et les affections psychiques représentent une part importante des arrêts de travail. De nombreux contrats les excluent, ou ne les couvrent qu’à condition d’une hospitalisation d’une durée minimale. Ce point se négocie, et il doit être vérifié avant la signature.

La prévoyance collective

Pour les salariés, l’obligation ne vient pas d’un texte unique. Elle vient de la convention collective, qui fixe le taux de cotisation, la répartition employeur-salarié et le niveau de garanties. Pour les cadres, l’article 1 de l’ANI du 17 novembre 2017 impose une cotisation patronale de 1,50 % de la tranche 1, dont au moins 0,76 % doit couvrir le décès. À défaut, l’employeur verse lui-même aux ayants droit du salarié décédé un capital égal à trois fois le plafond annuel de la Sécurité sociale.

Le cadre fiscal

Les cotisations de prévoyance d’un travailleur non salarié sont déductibles du revenu professionnel imposable dans les limites de l’article 154 bis du Code général des impôts. En contrepartie, les indemnités journalières perçues sont imposables.

Questions fréquentes

Quelle différence entre prévoyance et complémentaire santé ?
La complémentaire santé rembourse des frais de soins. La prévoyance remplace un revenu qui a cessé, ou verse un capital en cas de décès. Ce sont deux contrats distincts.
Que couvre exactement l’invalidité ?
Le contrat prévoit un barème. Certains retiennent l’invalidité fonctionnelle, d’autres l’invalidité professionnelle, qui apprécie l’incapacité à exercer votre métier. Pour un chirurgien-dentiste ou un artisan, la différence est majeure.
Faut-il un questionnaire médical ?
Oui, dans la quasi-totalité des cas. Une déclaration inexacte peut entraîner la nullité du contrat ou la réduction de l’indemnité.
Mon entreprise doit-elle mettre en place une prévoyance ?
Cela dépend de votre convention collective. Pour les cadres, l’obligation de cotiser 1,50 % de la tranche 1, dont 0,76 % au décès, existe indépendamment de la branche. Nous vérifions votre IDCC avant de vous répondre.
Les indemnités sont-elles imposables ?
Si les cotisations ont été déduites au titre de l’article 154 bis, les indemnités journalières perçues sont imposables. Le choix de déduire ou non se raisonne sur l’ensemble.

Faites relire votre contrat de prévoyance

Franchises, barème d’invalidité, mode d’indemnisation, exclusions dorsales et psychiques : nous vérifions les clauses qui déterminent ce que vous percevrez réellement.

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