Homme clé
Assurer l’entreprise
contre la perte d’une personne.
Le contrat est souscrit par l’entreprise, sur la tête d’un dirigeant ou d’un collaborateur stratégique. C’est l’entreprise qui perçoit le capital, pas la famille.

Trois questions avant de souscrire
Qui, contre quoi, et pour quel montant. Les trois se répondent sur vos comptes, pas sur un barème.
Qui est un homme clé
Le dirigeant, mais aussi le commercial qui porte la moitié du chiffre d’affaires, ou le technicien détenteur d’un savoir-faire non transmis.
Ce que couvre le contrat
Le décès et la perte totale et irréversible d’autonomie. L’incapacité de travail se garantit en option, avec sa propre franchise.
Qui perçoit le capital
L’entreprise, jamais la famille. Le capital compense la perte de marge, le recrutement et le remboursement anticipé des emprunts.
Ce que perd une entreprise quand elle perd un homme clé
La disparition d’un dirigeant ou d’un collaborateur stratégique ne se traduit pas seulement par un poste vacant. Elle entraîne une perte de marge immédiate, le coût d’un recrutement et d’une période de montée en compétence, et parfois l’exigibilité anticipée des emprunts bancaires, lorsque la banque a conditionné son concours à la présence du dirigeant.
L’assurance homme clé est souscrite par l’entreprise, sur la tête d’une personne. C’est l’entreprise qui paie la prime et qui perçoit le capital. La famille de l’assuré n’en bénéficie pas : c’est ce qui la distingue d’un contrat de prévoyance individuelle, et c’est la source de la plupart des malentendus.
Le traitement fiscal
Les primes versées par l’entreprise sont déductibles du résultat imposable, dès lors que le contrat couvre un risque d’exploitation. La contrepartie est que l’indemnité perçue constitue un produit imposable, rattaché à l’exercice de sa perception. Un mécanisme d’étalement de l’imposition existe et se demande au moment du sinistre.
Fixer le bon capital
Un capital trop faible ne compense rien. Un capital surévalué coûte cher en prime et se justifie mal devant l’administration. Le raisonnement repose sur trois postes : la marge brute directement imputable à la personne, le coût de son remplacement, et l’encours des emprunts dont l’exigibilité est liée à sa présence.
Les points de vigilance du contrat
L’âge limite de garantie, souvent 65 ou 70 ans. Les exclusions liées aux sports et aux déplacements. Et la clause de rachat de la garantie incapacité, qui n’est pas systématique : beaucoup de contrats ne couvrent que le décès, alors qu’une invalidité prolongée coûte parfois davantage à l’entreprise qu’un décès.
Questions fréquentes
Quelle différence avec la prévoyance du dirigeant ?
Les primes sont-elles déductibles ?
Comment fixer le montant du capital ?
Faut-il un questionnaire médical ?
Faites chiffrer votre exposition
Marge imputable, coût de remplacement, encours bancaire : le capital se calcule, il ne se devine pas.
